RAPPORT D’ACTIVITE FFAA 2018

 RAPPORT D’ACTIVITE FFAA 2018

Née le13 décembre 2014 de l’initiative de professionnels et de sympathisants du domaine de l’animation, l’Association Ivoirienne du Film d’Animation (AIFA) est une jeune association ambitieuse qui a beaucoup de choses à présenter, mais surtout beaucoup de défis à relever. L’AIFA s’est fixée d’essentiels objectifs visant globalement à promouvoir le domaine de l’animation notamment l’amélioration de la visibilité du métier de l’animation tout en le rendant accessible à tous. Conscient de son importance dans l’émergence des pays en voie de développement et dans le souci de relever tous ces challenges, L’AIFA créé le Festival du Film d’Animation d’Abidjan (FFAA),un rendez-vous culturel annuel qui offrira aux festivaliers, pendant 3 jours, une autre vision de l’animation et de son rôle prépondérant dans l’emploi et le développement.

Précédemment prévu pour les dates du 25, 26 et 27 mai 2018 au Palais de la Culture, a été reporté aux 06, 07 et 08 juillet s’est tenu La première édition du Festival du Film d’Animation d’Abidjan (FFAA) organisé par l’Association Ivoirienne du Film d’Animation (AIFA). Cet évènement s’est déroulé sur trois sites dont L’Institut Français, l’Immeuble Carbone et l’école ESMA.

Le vendredi 06 juillet 2018 a eu lieu la cérémonie d’ouverture à l’Institut Français à partir de 8h avec l’installation des invités. Etaient présents TV5 Monde, notre partenaire officiel représenté par M. Michaël TAO, Le Ministère du Transport, le Parrain du Festival qui s’est fait représenté, nos partenaires institutionnels : le Ministère de l’Intégration Africaine et des Ivoiriens de l’Extérieur représenté par Madame Valérie OKA et nos partenaires Studio de production : Afrikatoon, Motion FX, Arobase Studio et Sinanimation.

Etaient également présents les quatre membres du jury pour la compétions du Film d’Animation : Mme Annick ASSEMIAN,Plasticienne, Ecrivaine, Auteur-Illustrateur de livres pour Enfants, Mme Valérie OKA du Ministère de l’Intégration Africaine et des Ivoiriens de l’Extérieur, M. Fadika KRAMO conseillé du Ministère de la Culture et de la Francophonie et M. Désiré Bégro, Directeur des Opérations de L’Office National du Cinéma de Côte d’Ivoire.

Etaient aussi présents les invités internationaux M. Wilfried PARE du Burkina Faso, M. El Hadji Malick SECK du Sénégal et M. Minta DRAMANE du Mali. Ils étaient 13 invités au départ mais pour leur indisponibilité, certains ont appelé pour dire qu’ils ne pourront pas être avec nous. Nous avons noté aussi la présence de Madame Marie Bernard de l’Ambassade des USA venue avec une soixantaine d’enfants. Nous notons au passage que les partenaires Ministère de la Communication, de la Poste et de l’Economie Numérique, le Ministère de la Culture et de la Francophonie, Basic Lead, Institut Français l’Onac-ci, Dailymotion, l’Ecole ESMA et la RTI n’ont pas répondu à l’invitation que nous leur avons adressés.

Une fois les invités installés, la conférence sur le thème « Le rôle des pouvoirs publics dans le secteur de l’animation » a débutée. Cette conférence a été animée par trois panelistes dont M. Kouamé Abel et M. Simon Adaé de la Côte d’Ivoire et M. Paré Wilfried du Burkina Faso. Les représentants de la Côte d’Ivoire, on donné leur avis sur leurs expériences vécues en disant qu’en Côte d’Ivoire, le gouvernement a mis en place un Fond de Soutien à l’Industrie Culturelle (FONSIC) afin d’octroyer des subventions aux acteurs des productions audiovisuelles du secteur de l’Animation. Ce qui leur permettrait de réaliser leurs projets audiovisuels. Par contre au Burkina Faso, les acteurs de ce secteur sont livrés à leur propre financement et ne bénéficient d’aucune subvention de la part de leur gouvernement. Après les différents avis des panelistes sur la question des rôles des pouvoirs publics dans ce secteur, il s’en est suivi des séries de questions-réponses entre l’assemblée et les panelistes. C’est sur la satisfaction d’une assemblée conquise qu’a débouché le cocktail prévu pour toutes les convives. L’après-midi de ce jour fut dédié à la projection des films en compétition sélectionnés. Le programme de cette première journée a pris fin à 21h. Pendant ce même temps ce déroulait des projections à l’Immeuble Carbone, à la salle de cinéma de l’Ordre des architectes.

Le samedi 07 juillet 2018 fut la deuxième journée du festival. Ce jour là, toute l’équipe a donné rendez-vous aux festivaliers à L’Immeuble Carbone où se sont tenues deux conférences à partir de 9h. Le premier thème animé fut « La différence entre la 2D et la 3D ». À cette conférence, les panelistes dont M. Abel KOUAME et M. Pierre SINDO de la Côte d’Ivoire, M. El Hadji Malick SECK du Sénégal, M. Minta DRAMANE du Mali et M. Wilfried PARE du Burkina Faso ont à tour de rôle expliqués selon leurs connaissances dans le domaine de la 2D ou la 3D, la différence entre les deux techniques d’animation. La seconde conférence a portée sur le thème de « Comment produire un film d’animation ». Chaque producteur a tout simplement exposé sa méthode de travail.

L’après-midi fut dédié aux projections des films en compétition sélectionnés. Dans la soirée à partir de 19h s’est tenue la cérémonie des Awards du Film d’ Animation. L’AIFA a tenu à récompenser le travail des producteurs de film d’animation africains lors de cette cérémonie. Au total, 23 films on fait l’objet de soumission mais 17 films ont retenus l’attention du jury de sélection dont 03 films dans la catégorie « Long métrage», 07 films dans la catégorie « Court métrage » et 07 films dans la catégorie « Série ». Un jury composé de quatre membres cités plus haut a eu la lourde charge départager les candidats ayants soumissionnés. Le prix du meilleur long métrage fut décerné à M. Claye Edou du Cameroun pour son film intitulé « Minga et la cuillère cassée ». Le prix du meilleur court métrage fut décerné à M. Malinga Robin de l’Ouganda pour son film intitulé « A Kalabanda ate my a homework » et le prix de la meilleure série fut décerné à M. N’Ganza Hermann de la Côte d’Ivoire pour son film intitulé « La Petite Pokou». Chaque lauréat a adressé ses remerciements à l’AIFA et à l’équipe d’organisation avec à sa tête le Président du Comité d’Organisation en l’occurrence M. Abel KOUAME. C’est sur ces notes de joie que tous les invités ont partagé le cocktail qui leurs a été servi. La cérémonie a pris fin à 21h.

Le lendemain, dimanche 08 juillet 2018, ce fut une journée relaxe et réservée exclusivement aux projections. Les festivaliers ont encore répondu présents. La dernière séance de projection a pris fin à 17h. Ce fut une journée paisible. 

De façon conjointe, les 06, 07 et 08 juillet 2018, se déroulait sur le troisième site c’est-à-dire à l’école ESMA sise à la Riviera II, l’atelier de formation sur le thème de « L’Animation 3D ». Nous attendions une trentaine de participants. Finalement nous avons enregistré 06 participants à la sortie de la formation. Cet atelier fut piloté par trois professionnels du domaine : M. Hermann N’GANZA et M. Maxime KOUAME respectivement Directeur Artistique et Assistant à la Production à AFRIKA TOON et M. Steve GODE Responsable du studio MOTION FX. La formation a débuté avec un peu de retard  mais finalement tout s’est bien déroulé. Les participants à la formations avaient déjà des notions dans le domaine ce qui a facilité l’enseignement.

A la fin du festival, Nous notons que tout s’est bien déroulé de façon générale. Néanmoins, force a été de remarquer certaines failles dans l’organisation : la mauvaise gestion du temps, les hôtesses qui flottaient dans l’organisation. Il a également été constaté des problèmes de mobilisation et de fluidité de l’information entre membre du comité. Le nombre de festivaliers attendus n’a pas été atteint. Le fait que le festival se soit déroulé pendant les vacances a également été un facteur. Les membres de l’organisation du festival n’étaient que des membres d’Afrikatoon. Les autres membres de l’AIFA ne se sont pas vraiment impliqués dans l’organisation. La RTI n’a finalement pas honoré à son engagement quant au sponsoring du festival. L’institut Français n’a pas fourni les films qu’ils avaient promis de diffuser (Adama et Aya de Yopougon) parce qu’ils ne voulaient pas que leurs films soient diffusés en dehors de leur salle. Solibra a offert 4 packs de bière Bock et 2 packs de sucrerie Coca Cola.

La première édition du FFAA a permis de se soumettre aux réalités au point de vue de l’organisation. Pour les prochaines années, il a été suggéré d’avoir des partenaires sûrs pour le financement de l’événement. Il faudrait combler le vide entre les projections car le temps d’attentes était long. Faire des compiles des productions de l’AIFA pour entretenir l’auditoire entre les heures creuses. La première édition du FFAA a belle et bien eu lieu. L’organisation n’a pas été parfaite mais nous restons optimiste quand au prochaines éditions.

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